Est-il possible de faire rimer fashion et écologie ?

En cette période de COP 21, nous nous sommes penchés sur la question de l’impact du secteur de la mode sur notre environnement.

 La Mode vend du rêve et nous l’achetons avec plaisir. Mais l’industrie du textile et de l’habillement se situe au deuxième rang des activités économiques mondiales ayant le plus fort impact sur l’environnement selon l’ONG Carbon Trust. Chlore, ammoniaque, soude, acide sulfurique, métaux lourds, formaldéhyde, solvants organiques et aromatiques… sont des produits utilisés quotidiennement dans les usines de l’industrie textile conventionnelle. Ces produits contaminent les vêtements en résidus toxiques, polluent l’air, les sols, et les eaux à la sortie des usines.

Face à ce constat, des plus grands distributeurs aux petits créateurs, nombreux sont ceux qui mettent la main à la poche ou développent des idées alternatives dans ce domaine. L’Union des industries textiles (UIT) et la Fédération de la maille et de la lingerie ont signé mardi soir une « Charte d’engagement de la mode pour le climat », parrainée par la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal, à l’occasion de la COP21.

Les signataires s’engagent sur différents points comme :

– Concevoir autant que possible des vêtements faits pour durer et pour renaître

– Utiliser au maximum des matières premières locales faiblement consommatrices d’eau et de pesticides

– Privilégier par exemple le transport fluvial et la fabrication locale

– Informer le consommateur sur les méthodes d’entretien de ses vêtements et textiles de maison

– Œuvrer au développement des filières de recyclage .

Deux enjeux majeurs se dégagent pour les prochaines années. Premièrement, une prise de conscience des fabricants qui doivent changer leur processus de production. Et l’adhésion des consommateurs pour une mode plus responsable : mettre fin à la surconsommation et les engager à recycler.

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